Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:49

Instrumentalisation de l'islamophobie aux fins de couverture d'une nouvelle offensive religieuse.

Deux lignes d'argument sont développés.

1 - Le projet "Laborde" qui vise la neutralité religieuse en présence de jeunes enfants dans les crèches est critiqué comme islamophobe. Toute pratique de l'islam est-elle acceptable ? Ne peut-on demander à des musulmans d'éviter certaines pratiques sans qu'ils s'en offusquent ? Sans qu'il y ait le moindre racisme ?

2 "Accepter cette mesure, c'est mettre un doigt dans un engrenage dont on ne sait où il s'arrêtera" (Vriens). On va crier sous peu au totalitarisme ! Mais ou se situe l'offensive ? Et ou se situe la résistance ?

La liberté de culte n'est pas menacé en France par Mme Laborde et ses amis que je sache ! A l'opposé, qui veut pratiquer son culte partout et en toute occasion sans se soucier des autres le moins du monde ? Certains croyants. En l'espèce certaines musulmanes - pas toutes - qui ne se posent aucune limite. Et c'est ce secteur religieux qui accusent les autres de tentatives totalitaires. Quel culot !

Ce projet de texte concerne toutes les religions, tous les cultes. Mais depuis l'affaire Baby-loup c'est sans doute le voile islamique qui est visé. Islamophobie ! Baliverne. Ne vous laissez pas prendre au piège. Car on ne demande évidemment pas aux musulmanes de ne plus l'être mais de ne pas faire de l'affichage symbolique par signes ou vêtements en présence de jeunes enfants. Comme on pourrait demander de ne pas faire de la propagande religieuse oralement. Cela ne pose aucun problème à une immense majorité de musulmanes mais une minorité s'en offusque et entend maintenir la pression religieuse contre les jeunes enfants.

Beaucoup se demande pourquoi des croyants ou des croyantes voudraient exercer leur culte sur leur lieu de travail? La religion, on la pratique chez soi ou dans les lieux de culte. A titre exceptionnel cela peut se faire dans la rue . La liberté de religion semble sans limite. Même la présence de jeunes enfants ne semble pas éveiller chez ces croyantes le moindre scrupule. En même temps on sait que les religions exercent leur emprise dès le plus jeune âge. Dès lors que peuvent faire les parents qui ne désirent pas que leur enfants subissent une influence religieuse.

 

Djibril

Par Lak - Publié dans : Rapports sociaux - Communauté : contre les oppressions
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 17:11

Lutter contre la prostitution est une chose, lutter contre la pornographie en est une autre.

On sait que la pornographie n'a absolument rien à voir avec l'amour. Mais chacun - comme adulte - peut aujourd'hui choisir son style sur un marché très varié. Éviter le dégoutant et y prendre l'excitant. Chacun a sa définition. Certains coupent le son, d'autres ne regardent que des clips ou des photos pour ne pas acheter.

Du coup c'est en interne qu'il faut aller voir. Là c'est moins reluisant. Les lieux sont moins connus. Il y a de quoi militer pour de bonnes conditions de travail pour les femmes du porno. Les hommes aussi sont très contraints. Bref, on sait aussi qu'en interne on y trouve de tout mais le plus souvent du sordide. La violence n'y est cependant pas nécessaire . Du moins à écouter certaines féministes du X on peut y trouver des formes légères très acceptables. Ces formes de porno soft permettent de satisfaire un besoin de concupiscence et de masturbation chez les hommes et donnent des idées chez certains couples.

Il a été établi que la vue de film porno n'était pas la cause de viol et que les adeptes adultes ne confondaient pas les scénarios fondés sur des stéréotypes et la vie réelle. C'est pour cette raison que l'on trouve aujourd'hui des couples cinéphiles du pornos.

JJL

Peut-on être star du X et féministe ? - Tendance - Nouvelobs.com
http://tempsreel.nouvelobs.com/tendance/20120106.OBS8264/peut-on-etre-star-du-x-et-feministe.html

Par Lak - Publié dans : Rapports sociaux - Communauté : contre les oppressions
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:46

Le vieux singe pinaille sur du bougli bougli !

Non "vieux singe", je ne suis pas un défenseur de Guéant, bien au contraire mais ce n'était pas le but de ce papier.
Je ne pensais d'ailleurs pas qu'il puisse donner lieu à commentaires d'un spécialiste de haute volée (ou se prétendant tel de par les leçons adressées).

Je n'aime pas les prières dans les rues comme d'autres personnes de culture musulmane. Je ne suis pas musulmanophobe, mais seulement de certaines pratiques et aussi critique du Coran comme tu l'as vu toi qui le défend !"


Certaines pratiques religieuses font le jeu des intégristes de tout poil et je les critique. Je ne confonds pas ceux qui agissent de façon subversive pour insuffler la peste islamite et les musulmans simplement croyants, mais qui quand même viennent prier sur une rue d'une grande ville. Ce qui pose problèmes. Et au nom de quoi de pas le signaler ? Il ne s'agit pas que je sache de stigmatiser les musulmans mais une pratique particulière.

PRIERES DANS LA RUE


Je ne vois pas d'objection à ce qu'elles se fassent sur des places excentrées, plutôt que sur des rues en centre ville.
De plus, je sais que ces musulmans identitaires pourraient prier chez eux du fait précisément du sexisme de ces prières.
Je critique en effet comme d'autres y compris des musulmans le fait qu'elles soient exclusivement masculines. On y trouve de très rares femmes en ce cas en tenue de camouflage.
Donc gloser sur le mot sexo-séparatisme (terme qui n'est pas de moi) est vain. La réalité est là.
Si les femmes musulmanes peuvent prier chez elles sans souci et que les hommes pourraient faire de même.

CATHO LAIQUES


Quant aux identitaires " catho-laique" (expression qui n'est pas de moi non plus) je sais comme vous qu'ils ne sont pas plus croyants que moi. Faut-il tout dire ?  Il n'en demeure pas moins qu'ils défendent un modèle de subculture chrétienne laïcisé avec plus d' églises que de mosquées ou de synagogue.


Je me moque quant à moi de la provenance de ces bâtiments religieux. Je me moque du gout du grandiose que chacune affiche.

 

MULTICULTUREL


Sur l'interculturel différent du multiculturel Vieux singe ne devrait pas se contenter du dictionnaire. La coexistence de plusieurs cultures dans une société c'est bien le multiculturel et pas le multiculturalisme. Désolé vieux singe !

 

La France est multiculturelle. Et ce n'est pas la République qui empêche qu'elle le soit. On parle breton en Bretagne, etc. Les quartiers populaires sont multiculturels, les quartiers des couches moyennes aussi. Il n'y a que la bourgeoisie à vivre en caste fermée. Le multiculturel n'est pas le multiculturalisme comme dynamique identitaire et communautariste qui aboutit à donner des droits culturels à des cultures conçues comme figées et essentialisées ie dans des communautés qui n'en sont pas du fait de leur hétéogénéité interne.


L'interculturel passe par des pratiques communes organisées pour le vivre ensemble. La citoyenneté est l'une d'elle. L'Etat social est est un autre.La laicité aussi.

 

Va Vieux singe, je ne te haie point !

 

JJL

Par Lak
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 16:37

Mécréant : Un quart de Coran à lire et c'est l'overdose !

 

Addendum à Vieux singe


Je n'ai jamais voulu faire une critique défétichisante du Coran, ni devenir un spécialiste du Coran. Dans la vie réelle je suis ouvrier dans une usine . Je n'ai aucune considération pour ce ramassis de dogmes c'est autre chose. Je parle de Vieux Singe car c'est lui qui est venu me chercher des poux pas moi. Je ne passe pas mon temps à critiquer ce qu'il écrit sur son blog moi. Et en pointant bien les textes pour bien donner des "pans sur le bec".

Je signale qu'il y a des traductions françaises du Coran sur le web et qu'il est donc aisé de le lire pour n'importe qui. On peut même faire des comparaisons entre les versions. Je maintiens qu'il y a nul besoin d'une lecture rapportée au contexte de l'époque pour comprendre le Coran tel qu'il interprété aujourd'hui. L'interprétation d'alors m'importe peu. Ce qu'il faut comprendre c'est le type de lecture faite de nos jours par divers courants se réclamant de l'islam. L'analyse matérialiste à faire est celle du mouvement réel de l'islam depuis la fin de efficacité du communisme.

 

.Je ne remplace donc pas athée par paien malgré la leçon. Non pas qu'elle soit fausse en soi. Je dirais même que de ce point de vu Vieux Singe a raison. Mais de jours l'usage de paien vise les athées et  asssimilés. Simplement ce n'est pas aux temps ancien qu'il faut analyser les significations données mais aujourd'hui , du moins depuis 20 à 30 date de montée de l'islam radical et de baisse du comunisme.

 

 

***


Nul besoin de lire ce livre en entier pour y trouver les discriminations contre les autres religions ou pire encore contre les athées, qui sont au top des mécréants. Ceux-là, il faut les tuer, les anéantir. Heureusement que les musulmans n'appliquent pas ces passages, du moins dans les Etats libéraux de mœurs. C'est peut-être aussi que les athées sont invisibles à la différence de certain(e)s musulman(e)s qui aiment s'afficher. Il s'agit plus d'une question politique que d'une question d'identité culturelle.

Les athées homosexuels forment un condensé de haine impossible à contenir. On ose espérer que le Coran n'est pas lu régulièrement ou que certaines pages sont déchirées. Reste l'éducation. Selon une enquête il seraient nombreux à refuser l'homosexualité, plus que d'autres catégories de la population.

Et le rapport aux femmes ? Ce livre n'a pas été écrit par des femmes mais par des hommes. Patriarcal de bout en bout et pas qu'un peu ! La chose est évidente des que des pages abordent le sujet.  Elles doivent être fidèles et vivre cachées, et bien sûr obéir à leur(s) mari(s). Face aux tentatives d'émancipation de ce joug, les violences de "correction" sont parfaitement autorisées. Difficile de lutter contre les violences dans ce contexte. D'autant qu'il ne manque pas d'imam pour défendre cela en modulant plus ou moins la sanction. N'est ce pas Tarik !

Quittons ce torchon sacré qui devraient être interdit de publication pour parler de:

 

ce que l'on fait de ce genre de critique.

 


J'ai repéré 4 grandes positions.


1 - Certains en profitent pour traiter les musulmans comme des "rats". Je pense ici à une femme dont les initiales sont OF. C'est du racisme.


2 - D'autres demandent qu'ils renient ce livre


3 - D'autres encore qu'ils modifient ce livre


4 - D'autres enfin estiment que c'est peine perdu car la majorité des musulmans ne pratiquent pas ce qui est écrit.

 


Ici il y a au moins trois positions pas toujours aisées à distinguer en pratique :


- Les bisounours d'une part qui voient que de gentils musulmans partout et qui défendent la communauté musulmane (y compris les musulmans radicaux).

 

- Les pro-radicaux qui défendent in fine les foux furieux de l'islam sous couvert d'islamophobie. Je connais un multiblog qui protège l'expression des plus radicaux en interdisant toute critique des musulmans en général.


- Ceux qui distinguent les musulmans tolérants extrêmement majoritaires en Europe des islamistes ou des intégristes. Le radicalisme quelque soit le nom donné a deux formes, l'une contre la souveraineté populaire, la démocratie et la laicité ; l'autre contre la liberté de mœurs pour les femmes.

 

Une dernière chose avant de terminer ce papier.

 

On peut estimer que d'autres grands livres religieux délivrent un message plus pacifique quoiqu'aucun ne soit parfait.

Il n'empêche qu'il existe des foux furieux dans quasiment toutes les religions. Les juifs ne sont donc pas à épargner plus que les chrétiens ou d'autres encore.

On a connu des papes particulièrement réactionnaires. Et je ne dis rien de l'Opus dei.

 


JJL




Par Lak - Publié dans : Rapports sociaux - Communauté : contre les oppressions
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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 15:33

Les trois formes de conscience du droit : Face au droit, avec le droit, contre le droit.

Extrait d'un texte de Jérôme Pelisse
A-t-on conscience du droit ? Autour des Legal Consciousness Studies - Cairn.info

http://www.cairn.info/revue-geneses-2005-2-page-114.htm

Trois grandes manières de se rapporter au droit et de construire la légalité sont ainsi identifiées à partir des entretiens menés par les deux chercheuses : before the law (face au droit), with the law (avec le droit) et against the law (contre le droit).

 

20 Être « face au droit », c’est concevoir la légalité comme une sphère distincte, séparée de la vie quotidienne, souvent autoritaire et prédictible. Le droit est décrit comme un système de règles et de procédures, formellement ordonné, rationnel, ayant sa propre grandeur transcendant les histoires et les conflits dans lesquels sont engagées les personnes. Objectif plus que subjectif, le droit est défini par son impartialité ; on se tourne vers lui de façon solennelle, seulement lorsqu’on imagine que son problème personnel a une portée affectant autant les autres que soi-même. Souvent dans ces situations, les personnes expriment une loyauté et une acceptation des concepts juridiques ; ils croient dans la légitimité des procédures légales, même s’ils ne sont pas toujours convaincus de l’impartialité des décisions. Ceux qui témoignent d’une conscience face au droit reconnaissent ainsi, à travers leurs actions et leurs interprétations, l’autonomie revendiquée par le droit lui-même, qui fonde l’existence de professionnels du droit.

 

21 Dans d’autres situations « avec le droit », celui-ci est décrit comme un jeu impliquant compétences, ressources et négociations, où des règles préexistantes peuvent être déployées et de nouvelles règles inventées, pour servir légitimement ses propres intérêts contre des personnes ou des organisations. Le droit est un monde de manœuvres et de tactiques, où l’habileté et la mobilisation de ressources externes au droit permettent des gains stratégiques. Les frontières qui séparent le droit de la vie quotidienne sont poreuses. Le droit implique une mise entre parenthèses de la vie de tous les jours, mais cette discontinuité est relative et peut être suspendue, si besoin est, en faisant appel aux ressources ou aux schèmes de la vie quotidienne. Les personnes mettent moins l’accent sur la légitimité du droit que sur son effectivité quant à leurs prétentions et leurs désirs. Ces histoires décrivent un monde de luttes et de compétitions, qui engagent moins le pouvoir du droit que le pouvoir de chacun « avec le droit ».

 

22 Enfin, une troisième façon de participer à la légalité (« contre le droit ») apparaît lorsque les personnes se sentent « prises » par le droit, le présentant comme un pouvoir arbitraire contre lequel elles se sentent impuissantes. Les catégories et les ressources associées à la vie du droit dépassent leurs propres capacités, soit de maintenir le droit à distance de leur vie quotidienne, soit de jouer avec ses règles. Les gens décrivent comment ils se débrouillent, utilisent les ressources momentanées et incertaines ouvertes par les situations dans lesquelles ils se trouvent pour inventer des solutions qu’ils ne peuvent obtenir autrement. Les personnes exploitent les interstices des pratiques sociales habituelles pour se forger des moments de répit à l’égard du pouvoir du droit qui colonise leur vie quotidienne : traîner des pieds, mentir par omission, pratiquer l’humour ou faire des scènes sont des formes typiques de résistance pour ceux qui sont « contre le droit ».

Par Lak
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