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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 23:39

Qu’est-ce qu’un couple de simples cohabitants ?

Il est des couples, cohabitants ou non, qui s’aiment amoureusement plusieurs années durant. Ils entretiennent une vie amoureuse plus ou moins intense source de grand bonheur.

Un couple simplement cohabitant partage un lieu d’habitation - partiellement ou totalement, comme couple marié ou comme couple compagnon mais l’amour tendre a déserté le couple depuis longtemps, voire n’a quasiment jamais existé.

Ces couples "familialement corrects" ont pu s’être engagés par intérêt du moins sans être réellement amoureux de l’autre. Autre raison : le maintien en couple se justifiera « pour les enfants » (parfois pour la maison). Le motif "enfants" est souvent « un alibi pour préserver une coexistence pseudo-conjugale arrangeant le quant-à-soi de chacun ».

« Les couples qui s’éloignent sans se séparer, qui cohabitent sans coexister amoureusement... se sont souvent unis sous les signe de l’amour du semblable plutôt que sous le signe de l’amour de l’autre ».

Si l’absence de sexualité dans le couple est un signe de couple simplement cohabitant la présence d’une sexualité ne suffit pas pour autant à dire qu’il y a plus que de la simple cohabitation.

Tout cela ne signifie pas que le couple de cohabitants ne connaît pas le bonheur, mais il s’agira alors plus d’un bonheur de contentement que d’un bonheur sublime qui illumine la vie du couple aimant. De plus le couple de cohabitants risque fort de connaître des jalousies ou des infidélités. Car dans la vie un d’un tel couple les périodes moroses ne sont pas rares et génèrent une aspiration à « autre chose » qui forme une disponibilité à la rencontre amoureuse.

Lak

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 10:30

Existe- t-il un peuple populiste ? se demandait Yves Mény et Yves Surel il y a 20 ans en étudiant les liens entre démocratie et populisme puisque la démocratie s'appuie sur le peuple qui pour certains n'existe pas puisqu'elle fait la promotion du gouvernement du peuple (kratos), par le peuple (démos) et pour le peuple (en principe mais c'est moins sûr) (1) ? Ces deux auteurs distinguèrent trois types de peuple : Peuple-nation et Peuple-souverain mais aussi Peuple-classe (mobilisé plus tard) . Les deux premiers sont des peuples totalité alors que le peuple-classe est un peuple fraction . 
Il y a de possibles chevauchements de sens quand le Peuple-nation recouvre le Peuple-souverain et quand il y a "transcroissance" interne (en soi-pour soi) du Peuple-classe en Peuple-nation et Peuple-souverain en période révolutionnaire (congruence rare des trois catégories de Peuple). Là, il n'y a plus opposition du peuple à l'élite du fait de l' effacement de la classe dominante ou régnante . in "Par le peuple, Pour le peuple. Le populisme et les démocraties" par Yves Mény et Yves Surel, Paris, Fayard, 2000, Coll Espace du politique.

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 14:53
Yves MENY et Yves SUREL : le peuple comme peuple classe.

C’est dans l'ouvrage "Par le peuple et pour le peuple" (1) que ces deux auteurs abordent les contours du peuple-classe. Cette recherche intervient pour eux en complément d’une recherche sur le "peuple souverain" - qui est la base des sociétés démocratiques - et du peuple-nation qui prend souvent un contenu ethnique plus que culturel, fort propice à l’instrumentalisation populiste.

Le "peuple souverain" des sociétés modernes ne saurait cacher la présence ancienne d’un autre peuple à composante socio-économique. Le peuple-nation pas plus.

Ce complément (p 195) en terme de peuple-classe en plus ou à côté du "peuple souverain" se justifie par l’ajout constant des acceptions socioéconomique et culturelle du "peuple" comme modes alternatifs ou cumulatifs de déclinaison du populisme.

Les auteurs commencent par évoquer sous le terme de peuple-classe la partie la plus basse de la population, la "plebs", qui est caractérisée par l’absence de biens. On dirait aujourd’hui les "couches populaires" en pensant aux ouvriers et petits employés. Jadis le peuple, entendu comme peuple-classe, était écrivent-ils "le plus souvent défini négativement comme l’ensemble des individus ne possédant ni biens ni terres" (p195). Il s’agit des miséreux. Le terme est alors proche de "populace" ou de la foule et sans connotation de lutte ou de domination.

La configuration du peuple-classe va évoluer au XIX ème siècle. Le peuple - entendu comme peuple-classe et non peuple souverain - s’oppose à la bourgeoisie. C’est la classe la plus nombreuse de la société. Point commun avec l’acception contemporaine. Il n’y a pas que Louis Blanc a évoquer un tel peuple-classe. Dans ses Souvenirs, Tocqueville définissait le peuple comme "les classes qui travaillent de leurs mains". L’idée fondamentale des populistes historiques est d’opposer les "petits" et les "gros". P Birnbaum a d’ailleurs jugé bon de creuser cette signification dans un livre précisément intitulé "Le Peuple et les Gros" (Grasset 1979). Ce faisant à la différence des marxistes de l’époque les populistes (terme ici non péjoratif) ajoutaient les paysans aux ouvriers et petits employés. La population française était encore massivement paysanne.

Le populisme usera du peuple-classe explicitement ou implicitement d’un sens socioéconomique pour dénoncer une minorité oisive et parasite. Ce qui est différent de la dénonciation de la classe dominante (la bourgeoisie des Pinçon-Charlot) ou de l’oligarchie (H Kempf). C’est là un aspect qui va ouvrir vers un populisme proche du fascisme. Le populisme de droite tournera son regard vers en bas pour critiquer les chômeurs assistés, les travailleurs "bras casés", les immigrés, les fonctionnaires, alors que les populistes de gauche stigmatiseront vers le haut la finance parasitaire. Néanmoins, il faut noter que la droite se lance parfois elle aussi dans une dénonciation du pouvoir de la finance et des gros rentiers. Lire J Chirac en 1995 sur Dazibaoueb : Jacques Chirac pensait à l’indignation des petites gens dès 1995 !

JJ LAKRIVAL

 

1) Par le peuple, Pour le peuple. Le populisme et les démocraties

d’Yves Mény et Yves Surel, Paris, Fayard, Coll L’Espace du politique 2000

2) Chez ces auteurs le peuple-classe dans son acception historique et évolutive n’est pas, sauf exception ( Louis Blanc cité), le peuple dominé face à la bourgeoisie ou à l’oligarchie comme chez l’altermondialiste Christian Delarue. Pour lui le peuple-classe se compose des travailleurs indépendants et des travailleurs salariés qui disposent d’un patrimoine mobilier et immobilier modeste. Le peuple-classe se situe sous la barre des 5% les plus riches et forme donc 95% de la population.Au sein du peuple-classe il défend le bouclier social des prolétaires sous les 3000 euros net par mois en alliance avec les couches sociales aisées au-dessus mais non membre de la classe dominante ou des très riches.

URL de cet article 13973 
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8 mai 2020 5 08 /05 /mai /2020 16:31

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 09:11
Richard Poulin : L'acomoclitisme n'est pas la nymphoplastie !
 
Richard Poulin se tait sur la nymphoplastie mais part en guerre contre l'épilation du sexe qui serait une pratique issue de la pornographie. C'est généraliser pour stigmatiser une pratique relativement anodine.
 
Outre qu'il y a porno et porno puisqu'une diffuse la violence et l'humiliation contre les femmes mais qu'il existe du porno soft sans violence ni humiliation il faut remarquer que l'épilation est devenu courante depuis au moins 20 ans et qu'elle reste libre, ce qui n'est pas le cas de la nymphoplastie.
 
 
L'acomoclitisme c'est l’épilation totale du pubis et ce n'est pas une pratique dangereuse (en principe avec hygiène) . Et, ici, chacune garde la liberté de se raser ou non, de changer d'avis librement.
 
 
Par contre la nymphoplastie, qui consiste à supprimer les grandes lèvres du vagin, est elle irréversible. C'est une modification "structurelle" du corps qui nécessite l'intervention d'un chirurgien. Rien à voir avec l'épilation pubienne !
 
LAKRIVAL
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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 23:14
No peace - No pussy
No peace - No pussy

No peace - No pussy

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 15:30

L'acomoclitisme c'est libre, la nymphoplastie ce n'est plus du fun !


Conserver ou non sa liberté de corps, tel est l'enjeu.


L'acomoclitisme c'est l’épilation totale du pubis et ce n'est pas une pratique dangereuse (en principe avec hygiène) . Et, ici, chacune garde la liberté de se raser ou non, de changer d'avis librement.


Par contre la nymphoplastie, qui consiste à supprimer les grandes lèvres du vagin, est elle irréversible. C'est une modification "structurelle" du corps qui nécessite l'intervention d'un chirurgien. Rien à voir avec l'épilation pubienne !

JJL

http://lakrival.over-blog.org/2016/04/l-acomoclitisme-c-est-libre-la-nymphoplastie-ce-n-est-plus-du-fun.html

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 21:47

Erection, "femme objet" et respect humain.

Il s'agit ici d'attraction visuelle chez l'homme portant sur des femmes sexy . Le phénomène inverse existe évidemment mais j'évoque ici l'attraction masculine à l'égard des femmes sexy.

Qu'un homme connaissent des érections ou plus sobrement des attractions sexuelles (yeux qui brillent et bas ventre chaud) ne devrait pas fatalement poser problème.

Je ne parle pas ici de l'intimité du chez soi (ou chez l'autre) en couple ou en groupe.

Je ne suis pas contre le fait que les hommes ou les femmes se masturbent en regardant des dessins, des mangas ou des photos.

Il faut distinguer femmes sexy dans la rue et femmes sexy sur support.

Les femmes, sexy ou non, dans la rue ne devraient jamais être insultées ou harcelées, restent l'affichage gratuit et non publicitaire sur le web ou ailleurs.

Je précise d'emblée, avant d'aller plus loin, que je suis 1) contre la prostitution, 2) contre les publicités sexistes, 3) contre le harcèlement de rue, mais je ne suis pas contre le fait 1) que les femmes circulent en tenues légères sexy (en string seins nus bien que ce soit interdit hors des plages) et pas contre le fait 2) que des femmes se montrent sexy sur facebook ou ailleurs librement.

Que le désir - yeux qui brillent ou érection voire masturbation - surgissent à l'égard de ces femmes exposées suscitent parfois une vive réprobation sur deux plans, soit au titre de la réduction à la "femme objet", soit au titre du péché de concupiscence.

Et cette exhibition de soi serait en soi mauvaise - patriarcale - or ce purisme féministe à pente totalitaire empêche de distinguer l'homme qui bande mais qui continue de respecter les femmes qui l'excitent des autres qui n'ont aucun respect humain.

Bref il y a des hommes excités qui sont dans le remerciement et le respect maintenu et d'autres qui sont dans l'insulte, l'injure, le dénigrement, ce n'est quand même pas le même comportement. Je dirais même que l'un est la pente inverse de l'autre. L'homme qui remercie et respecte ne ressemble en rien à celui qui insulte, méprise. Pourtant les deux se sont excités sur une femme sexy exposée.

J'observe d'ailleurs - je connais le sujet - qu'il y a un point commun entre l'homme macho excité et l'intégriste religieux anti-concupiscence c'est le dénigrement féroce de ces femmes dites "femmes-objet". D'un part il s'agit de réductionnisme (une femme n'est jamais réductible à son exposition car elle est toujours plus que ce qu'elle apparaît), d'autre part il y a mépris de la liberté de ces femmes qui sont considérées comme aliénées ou conditionnées.

Autre chose, c'est tout un pan de la sexualité gratuite qui est méprisé globalement.

Ils ou elles ont un gros problème avec ce qui est sexy, bandant, excitant.

Cela relève selon moi d'un certain intégrisme et d'un certain totalitarisme.

JJ Lakrival

http://lakrival.over-blog.org/article-vive-l-erotisme-pas-la-prostitution-ni-le-porno-hard-125150804.html

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 17:08

Erotisme visuel : Porno-soft et porno-hard.

 

Reprise d'une fraction de texte (cf lien)



Dans une pornographie hétéro soft, proche de l'érotisme, il n'est pas nécessaire que les hommes soient "représentés comme des machines surpuissantes" et surtout qu'ils soient "soumis à des pulsions incontrôlables". Ok . Mais il n'est pas choquant en soi que "les femmes soient exhibées comme des objets sexuels qui s’offrent au bon plaisir masculin". Car cela fait largement parti de l'érotisme amoureux entre personnes consentantes. Seuls les intégristes religieux exigeaint, et exigent encore peut-être, que les rapports sexuels se fassent sous les draps pour respecter la pudeur féminine. Si ce type d'exposition pour adultes était interdit par un régime politique autoritaire, laique ou religieux, alors quasiment plus aucune masturbation des hommes ne serait possible ou alors seulement sur la base de fantasmes purement personnel et déconnecté de toute vision charnelle et sexuelle. Cet autoritarisme d'un autre âge reviendrait à interdire la sexualité aux hommes privés de femmes et finalement les inciter à la prostitution. Je suis contre la prostitution et contre le "porno-hard" lié à la violence, le viol, l'humiliation (éjaculation faciale ), le manque de douceur. Les hommes sains n'éprouvent pas de plaisirs avec Thanatos, la souffrance et le viol.

Par contre il faut ranger dans le porno hard les films avec "des actrices qui acceptent des pratiques soit violentes soit douloureuses (pénétration par plusieurs hommes, notamment) " . Ces films pornographiques hard font comprendre nettement que les femmes aiment qu’on « les baise violemment ». Ce qui est faux ! Mais une grand majorité d'hommes n'éprouvent aucun plaisir à voir souffrir une femme. Ce sont des hommes sains qui se masturbent sans confondre Eros et Thanatos. Dans l'érotisme et le porno soft il n'y a pas que les pratiques sexuelles tournées vers le plaisir masculin (pénétration vaginale et anale, fellation et masturbation du pénis) car celles favorisant le plus le plaisir féminin (masturbation du clitoris, cunnilingus, caresses) y figurent aussi de façon importante. C'est une différence importante.

 

JJL

La pornographie hétéro mainstream véhicule des stéréotypes sexistes

http://www.mesdebats.com/societe/503-le-porno-peut-il-avoir-une-bonne-influence-sur-nous/7860-la-pornographie-hetero-mainstream-vehicule-des-stereotypes-sexistes

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:37

 Vive l'érotisme, pas la prostitution ni le porno hard !


 

 

 L'érotisme n'interdit pas, à la différence des conservateurs en moeurs et des intégristes religieux, la masturbation par la visualisation de photos de femmes sexy ou d'hommes quasiment nus ou nus. Reste que l'érotisme ce n'est pas le porno hard .

Le porno hard est dans le porno général dira-t-on. Et, c’est vrai que l’on peut passer aisément de la simple excitation sexuelle venue de la vue des seins, du sexe, du corps féminin présenté de façon sexy à l’excitation fournie par la violence, l’humiliation, le viol, la souffrance de l’autre. La pornographie dominante permet ce passage du soft au hard.

Or les hommes sains qui ont des besoins sexuels sains ne jouissent pas de la souffrance de l’autre, de la femme (hétérosexualité) ou de l’homme (homosexualité). Le viol d’une femme ne les excite pas, bien au contraire. Cela les dégoute. Ils n’envisagent aucune relation sexuelle sans désir de l’autre. Et il est attendu qu’elle est du plaisir même si ce dernier n’est pas concomitant (au leur).


La distinction porno hard et porno soft vient de la remise en cause de la distinction juridique qui veut que dés lors qu’il y a vue du sexe on passe au porno et tant qu’on a pas ce sexe visible on reste dans l’érotisme. C’est une mauvaise distinction. Facebook légitime, à cause du droit, cette vision des choses. Mais il peut très bien y avoir promotion du viol et de la violence avec des femmes au sexe caché. Par contre il peut y avoir de l’érotisme alors que le sexe féminin (surtout) ou masculin (moins) est montré.
 
Un homme en érection ce n’est pas le mal en soi (pornographique) pas plus que le sexe féminin. Le porno est focalisé sur la pénétration et même les pénétrations diverses, pas l’érotisme mais l’érotisme n’est pas pour autant contre la pénétration. Simplement la pénétration qui vient après des échanges verbaux et des attouchements est alors conçue comme plaisir souhaité, partagé, réciproque. Il ne s’agit pas d’enfourner de force vagin ou bouche jusqu’à la garde ! De ce refus juridique et social de la vue du sexe est né - me semble-t-il - le rapprochement du "sexy" - soit gout pour les menus artifices féminins : string, talons hauts, bijoux, etc... - avec l’érotisme.
Le sexy et l’érotisme sont liés dans le respect de chacun, dans la non violence. L’homme ressent alors de la gratitude et de la reconnaissance pour ce qui est offert par la femme comme corps érotique suscitant le désir et la charge libidinale masculine.
 
JJL

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